Evangile et commentaire pour cette semaine

A la demande du Pape François lors du 3ème dimanche du temps ordinaire, où il a institué le weekend de la Parole. Père David dans son homélie a appelé les fidèles à lire, la parole de Dieu, la vivre et l’annoncer.
Cette semaine, à la demande de radio arc en ciel l’équipe internet de la paroisse du Moufia, sensibilisée à l’appel de leur curé, ont bien voulu participer à la lecture et au commentaire de la Parole du jour pour cette semaine : lundi 15 au samedi 20 février 2021 diffusés sur la radio et sur le site de la paroisse. Bonne écoute à Tous !

Vous pouvez y participer en ouvrant le livre de la Parole (la Bible ou le Nouveau Testament) et chercher la référence avec nous.

Steeve Gernez - J’ai ouvert le Livre

Lundi 15 février 2021

Lundi - évangile et commentaire

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Marc chapitre 8 versets 11 à 13

En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

Commentaire
Les Pharisiens, groupe religieux, fidèles à la Loi de Moïse, qui n’hésitent pas à juger sévèrement ceux qui ne vivent pas comme eux, discutent avec Jésus pour le tester, le piéger même.
Les Pharisiens cherchent à obtenir de Jésus un signe venant du ciel, un miracle particulier.
Des signes, Jésus en avait donné toutes sortes, depuis le jour où il avait changé l’eau en vin à Cana. Mais, rien ne satisfera les Pharisiens, leurs cœurs sont fermés.
Ils veulent quelque chose d’extraordinaire, mais Jésus ne fonctionne pas comme cela. Certes, Jésus a accompli des miracles pour des personnes souffrantes, pauvres ou dans le besoin, mais ces personnes n’avaient pas d’opinion tranchée, elles voulaient être guéries, c’est tout.
Devant l’incompréhension des Pharisiens qui veulent le mettre à l’épreuve à tout prix et qui ont le cœur dur, Jésus est triste, il soupire profondément
Car, tous les miracles de Jésus ne sont-ils pas des signes du ciel qu’exigent les Pharisiens ? Mais pour les Pharisiens, si un nouveau signe apparaissait, ils attendraient d’en voir un autre.
Rien à faire avec eux, ces Pharisiens ont décidé que Jésus est leur ennemi et ils vont tout faire pour le condamner à mort, pour le supprimer.
« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? » soupire Jésus.
Doux Jésus, nous aussi, quelques fois, nous voulons des signes pour croire, comme par exemple : la paix dans le monde, la fin de la misère, des souffrances, de l’épidémie, du chômage, de l’injustice, de la destruction de la planète, nous voulons des familles unies, aimantes, une Eglise vivante, fraternelle …. Quelques miracles de temps en temps ça nous ferait du bien et que nos prières soient exaucées, encore mieux....
Seigneur, est-ce à notre tour de te faire soupirer ?
Nous le savons pourtant, tu aimes chacun de nous personnellement et sans limites. Tout ce qui est bon dans nos vies vient de toi. Tu fais tout pour nous et nous voulons toujours plus.
Jésus, combien je suis solidaire de ton exaspération face à l’obstination des Pharisiens, face à l’obstination de tous mes frères et sœurs, face à mon obstination et je te demande humblement pardon…
Tu as donné ta vie pour sauver le monde et tu attends de nous une foi pure et désintéressée.
Ne permets pas, Seigneur, que je sois un disciple indécis, exigeant, qui réclame des signes, des preuves, que tu fasses quelque chose de spectaculaire pour moi.
Non Jésus, Jésus, sois toujours avec moi, ne m’abandonne pas !
Apprends-moi à remarquer les signes de Dieu en moi, autour de moi et toutes les merveilles que Dieu opère pour le bonheur de toute l’humanité.
Aide-moi à voir ce qui est bon autour de moi y compris la nature, comme des signes que je cherchais !
Jésus, toi mon frère, mon ami, mon maître, tu connais mon manque de foi, j’ai besoin d’être rassuré, j’ai besoin que quelqu’un m’écoute. Je ne te demande ni signe, ni preuve, ni miracle. Je te demande de fortifier ma foi. Je te demande d’avoir pleine confiance que c’est Toi qui guides ma vie. Ainsi, je pourrais vivre plus sereinement sachant que tout ce que je fais, je le fais parce que je t’aime, et parce que tu m’aimes. Et je le fais parce que j’ai foi et espérance en Toi. Merci Jésus !


Mardi 16 février 2021

Mardi - évangile et commentaire

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Marc chapitre 8 versets 14 à 21

En ce temps-là, les disciples avaient oublié d’emporter des pains ; ils n’avaient qu’un seul pain avec eux dans la barque. Or Jésus leur faisait cette recommandation : « Attention ! Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d’Hérode ! » Mais ils discutaient entre eux sur ce manque de pains. Jésus s’en rend compte et leur dit : « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pains ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ! Vous ne vous rappelez pas ? Quand j’ai rompu les cinq pains pour cinq mille personnes, combien avez-vous ramassé de paniers pleins de morceaux ? » Ils lui répondirent : « Douze. – Et quand j’en ai rompu sept pour quatre mille, combien avez-vous rempli de corbeilles en ramassant les morceaux ? » Ils lui répondirent : « Sept. » Il leur disait : « Vous ne comprenez pas encore ? »

Commentaire
Dans ce récit, Jésus pose au moins 10 questions à ses disciples qui viennent d’être témoins d’un miracle extraordinaire ; 5000 personnes nourries par Jésus avec seulement 5 pains et 2 poissons .
Mais, ces disciples ne semblent pas avoir compris, ni le sens du miracle, ni l’identité divine de celui qui leur pose les questions.
En effet, St Marc nous dit que les disciples avaient oublié d’emporter des pains avec eux et ils discutaient sur ce manque de pain.
Jésus leur dit « Pourquoi discutez-vous sur ce manque de pain ? Vous ne saisissez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? »
Jésus est triste et fâché en même temps devant l’incapacité de ses disciples à comprendre qui il est vraiment et ce qu’il est en mesure de faire pour eux.
Et Jésus de les mettre en garde contre les attentes élevées par les Pharisiens et par Hérode qui font preuve de mauvaise volonté et qui complotent contre lui.
« Vous avez le cœur endurci. » leur dit Jésus, Lui qui connaît si bien le cœur de l’homme.
Oui frères et sœurs, Jésus sait tout ce dont chacun de nous a besoin, Lui qui connaît nos attentes, nos désirs, nos secrets.
Et Jésus n’hésite pas à faire comprendre à ses disciples et à nous ses amis, qu’il nous donne des signes pour fortifier notre foi, car, celui qui n’a pas la foi a du mal à reconnaître les signes et les miracles.
De plus, nous avons tendance à nous attacher aux apparences au lieu de voir Dieu en toutes choses. Voilà pourquoi Jésus dit « Vous ne comprenez pas encore ? » « Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, des oreilles et vous n’entendez pas. »
Seigneur, apprends-nous à vivre tous les évènements avec foi, apprends-nous à regarder la vie avec les yeux de la foi, apprends-nous à constater la bonté de Dieu en tout et pour tout, apprends-nous à écouter ta Parole et à t’être fidèle.
Fais-nous comprendre que la main de Dieu, agit sans cesse dans nos vies, lui qui est notre guide, et qu’ il désire ardemment notre bien. Et que, si nous avons cette certitude, alors, même nos difficultés, nos souffrances, nos épreuves, nos angoisses prendront un autre sens, elles nous rapprocheront de Toi Jésus notre frère.
Seigneur Jésus, je t’en supplie, donne-moi la foi dont j’ai tant besoin pour te reconnaître dans tous les aspects de ma vie.
Aide-moi à croire que c’est Toi le pain véritable dont j’ai besoin pour nourrir mon âme, mon esprit, mon intelligence, ma foi, tout mon être. Merci Jésus je t’aime.


Mercredi 17 février 2021

Mercredi - évangile et commentaire

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu chapitre 6 versets 1 à 6 et 16 à 18

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ce que vous faites pour devenir des justes, évitez de l’accomplir devant les hommes pour vous faire remarquer. Sinon, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner la trompette devant toi, comme les hypocrites qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites : ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et aux carrefours pour bien se montrer aux hommes quand ils prient. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont reçu leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent au plus secret ; ton Père qui voit au plus secret te le rendra. »

Commentaire
Le mercredi des cendres ouvre les portes du Carême ; le Carême est un moment pour n’appartenir qu’à Dieu.
Dieu nous offre 40 jours pour nous convertir c à d revenir vers lui avec un cœur bon, généreux, compatissant, ouvert aux autres.
Tous ensemble, avec foi et Espérance, prenons le chemin qui nous conduit jusqu’à la fête de Pâques , main dans la main avec Dieu le Père, Jésus son Fils, par l’Esprit Saint
Dans cet Evangile de Matthieu, le discours de Jésus s’articule autour du Notre Père.
Toutes les recommandations de Jésus ne sont pas seulement des conseils d’ordre moral, elles s’enracinent dans une découverte à savoir ; Dieu est un Père amour, bon, fidèle, miséricordieux, patient.
Ainsi, l’aumône, le jeûne et la prière sont un chemin de vie pour nous rapprocher du Dieu Père
- Faire l’aumône c’est nous centrer sur nos frères. L’aumône surtout quand elle est faite dans la discrétion change notre regard sur l’autre et fait de nous des miséricordieux.
- Prier, c’est nous centrer sur Dieu, accueillir ce qu’il nous donne, tisser une relation personnelle, intime, filiale, confiante avec Lui.
La prière creuse notre espace intérieur pour que la Parole de Dieu y trouve sa place et transforme notre vie.
- Jeûner, c’est nous apprendre à nous décentrer de nous-mêmes. Le jeûne simplifie la vie, la désencombre des choses inutiles, superficielles, Le jeûne nous ramène à l’essentiel.
Par 3 fois, Jésus répète « Ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle » allusion aux attitudes religieuses de la société juive de l’époque de Jésus qui attachaient trop d’importance aux manifestations extérieures au lieu de privilégier l’intériorité, la justice, la miséricorde.
Jésus invite ses disciples et nous aussi à une opération vérité : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer » (n’est-ce-pas toujours d’actualité !)
La vraie justice, au sens biblique, consiste à être en harmonie avec le projet de Dieu et non à accumuler des pratiques, si nobles soient-elles !
C’est ainsi, que les 3 pratiques ; l’aumône, la prière, et le jeûne, sont d’une part des chemins de justice qui nous permettent d’être en profond accord avec la volonté de Dieu, et d’autre part, des secrets que seul Dieu déchiffre et il nous les revaudra.
Frères et sœurs, ne restons pas centrés sur nous-mêmes avec notre suffisance et notre pauvreté ! Ouvrons largement notre cœur à l’action transformante de l’Esprit Saint.
Le Carême est un temps de grâce, suivons Jésus notre maître ! Goûtons à sa parole ! Marchons avec Celui qui offre sa vie pour nous Jésus-Christ !
Apprenons nous-aussi à donner notre vie pour goûter à la joie sanctifiante et vivifiante de Pâques ! Amen


Jeudi 18 février 2021

Jeudi - évangile et commentaire

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc chapitre 9 versets 22 à 25

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »

Commentaire
Jésus se dirige inévitablement vers l’achèvement de sa mission.
Ecoutez ce qu’il dit à ses disciples « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les Anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le 3ème jour, il ressuscite. »
Si Jésus annonce sa mort et sa résurrection, s’il parle de sa souffrance et de sa mort prochaine, c’est pour briser « le tabou » de la vision trop triomphaliste du Messie que ses disciples avaient de lui.
D’ailleurs, pour les disciples de Jésus, cette annonce de sa Passion et de sa mort leur apparaît surréaliste (ils ne sont pas encore prêts pour comprendre cette réalité). Seule la Pâque, sous ses 2 aspects (la croix et la gloire de la résurrection) permettra aux disciples de comprendre qui est vraiment Jésus.
Et me direz-vous comment Jésus se préparait-il à mourir, puisqu’il en parle ouvertement ?
En priant Dieu son Père, en ayant en son Père une confiance démesurée et en voulant faire la volonté de son Père jusqu’au bout, par pur amour. La preuve, Jésus dit « il faut que …. » ce « il faut » n’est ni une fatalité ni une résignation, c’est un consentement de Jésus à la volonté du Père inscrite dans les Ecritures, et ce consentement Jésus va l’accomplir, en donnant sa vie librement. A la fin de ce récit, Jésus dit avec force : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car, celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. » Ayant annoncé sa propre souffrance, Jésus annonce la nôtre maintenant.
Oui chers auditeurs, aucun homme, aucune femme, ne construit une vie réussie sans une forte dose de sacrifice. Qui ne sait pas s’oublier, ne saura pas aimer ! Qui ne sait pas se sacrifier, ne saura pas aimer ! Voilà le paradoxe ! Chaque jour, tu dois choisir, tu peux garder ta vie ou la donner, tu peux aimer ou pas, tu peux servir ou pas, tu peux pardonner ou pas. Il faut toujours choisir.
Comprenez bien ceci, frères et sœurs chrétiens ; Suivre Jésus, marcher avec lui, c’est l’écouter, l’écouter parler pour mieux le connaître. Connaître Jésus s’approfondit et mûrit au long des jours.
Vaste programme pour qui veut demeurer avec Jésus, emprunter avec lui les chemins difficiles de la vie jusqu’au matin de Pâques. Dieu nous donne 40 jours pour faire une relecture de notre vie et nous accorder à sa volonté, Seigneur, viens à notre secours ! Garde-nous dans ton amour, ta tendresse et ta fidélité ! Aide-nous à nous surpasser pour te plaire et pour aimer nos semblables ! AMEN !


Vendredi 19 février 2021

Vendredi - évangile et commentaire

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu chapitre 9 versets 14 à 15

En ce temps-là, les disciples de Jean le Baptiste s’approchèrent de Jésus en disant : « Pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors ils jeûneront. »

Commentaire
Pourquoi, alors que nous et les Pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? Demandent les disciples de Jean le Baptiste à Jésus.
Frères et sœurs, il faut savoir que les 1ères communautés chrétiennes, opposées aux communautés qui restaient juives, se posaient beaucoup de questions dont celles de l’évolution des pratiques religieuses 3 exemples de questions :
-  Le pardon des péchés, qui en a le droit ?
-  Pourquoi on n’observe pas la pratique du jeûne ?
-  Le sabbat qui est non respecté par les disciples de Jésus, pourquoi ?
Voici donc les disciples de Jésus qui posent question ! Pourquoi ce petit groupe d’hommes que Jésus vient d’appeler et qui le suivent provoque-t-il un choc chez ceux qui les voient vivre ? Tout simplement, parce que ces disciples-là ont une joie inhabituelle, ils mangent, ils boivent normalement au lieu de prendre des allures de pénitence, ils ont la joie de vivre. De quoi, scandaliser les Pharisiens !
car jusqu’ici, les gens spirituels se distinguaient par leur austérité, leurs sacrifices alors que les disciples de Jésus sont des gens « heureux ». Comment est-ce possible ?
La réponse de Jésus ne se fait pas attendre : « Les invités de la noce pourraient-ils être en deuil pendant le temps où l’Epoux est avec eux ?
Façon à Jésus de leur dire, Eh oui ! C’est bien la fête, mes disciples sont joyeux, ils sont invités à la noce, ils ne peuvent pas jeûner pour l’instant.
Mais Jésus Dites-nous, pourquoi parles-tu de noce, d’Epoux ? Qui est cet Epoux ?
En se présentant comme Epoux, Jésus annonce quelque chose d’essentiel : Jésus ose se mettre à la place de Dieu amoureux de son peuple, un Dieu même qui conclut même une alliance avec l’humanité. Alors, comment mes disciples seraient-ils tristes puisque l’Epoux Dieu est avec eux ?
« Mais des jours viendront où l’Epoux leur sera enlevé ; alors, ils jeûneront. »
Un nuage de tristesse passe dans les yeux de Jésus qui annonce de manière discrète sa Passion et sa mort en employant le mot « enlevé ». Oui, la vie de Jésus sera enlevée, il va mourir sur une croix, il sera absent ; alors, oui, ses disciples jeûneront.
Comprenez bien ceci, chers auditeurs, Jésus n’est pas contre le jeûne, comme le lui reprochaient les Pharisiens. Jésus donne un nouveau sens au jeûne ; pour ses disciples, la seule référence de toute pratique religieuse, donc du jeûne, c’est Jésus en personne.
Le destin de ses disciples est lié à la présence de Jésus qui aime l’humanité ... mais le destin de ses disciples est lié aussi à son absence ….
Alors vous comprenez maintenant pourquoi le Carême ne peut plus être seulement privation (jeûne), prière, aumône. Ces pratiques, tout chrétien doit les respecter et les appliquer mais, ces pratiques ne se feront que par amour pour Dieu, pour ses frères et sœurs, et non pour se donner bonne conscience, ces pratiques doivent avoir du sens.
Seigneur, permets que les sacrifices, offerts en ce temps de Carême, nous rendent agréables à tes yeux, nous aident à nous rapprocher de toi, de notre prochain, que les sacrifices nous poussent à aimer davantage et à rendre notre foi solide et confiante.
Nous le savons bien, le Carême est un moment pour n’appartenir qu’à Dieu, pour suivre Jésus, goûter sa parole, marcher avec lui qui donne sa vie, apprendre aussi à donner la nôtre vie, pour goûter à la joie de la fête de Pâques. AMEN !


Samedi 20 février 2021

Samedi - évangile et commentaire

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc chapitre 5 versets 27 à 32

En ce temps-là Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait. Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Commentaire
Jésus remarque un publicain du nom de Lévi, assis au bureau des impôts. Il lui dit « suis-moi. » Abandonnant tout, Lévi se leva.
Lévi est un collecteur d’impôts ; au temps de Jésus, les collecteurs d’impôts étaient méprisés à cause de leur malhonnêteté, ils exploitaient le pauvre peuple. De plus, comme ils étaient en contact avec les occupants Romains, avec les païens, ils étaient exclus des assemblées de prière ; ils étaient considérés comme des pécheurs publics.
Jésus en homme libre choisit un percepteur d’impôts, Jésus, en homme libre, passe par-dessus les conventions religieuses et sociales, Jésus va à l’encontre de l’opinion de son époque, il appelle un pécheur notoire, Lévi, qu’il surnommera Matthieu, pour faire l’un des 12 piliers de son Eglise.
Et Matthieu, pour fêter sa vocation, offre un festin, invite Jésus et évidement invite ses collègues, des publicains méprisés. Les pharisiens sont scandalisés : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? »
Il faut dire que Jésus y va fort, non seulement il appelle un pécheur comme apôtre, mais il ose faire table commune avec lui. Pour les juifs, accepter d’aller à la table de quelqu’un, c’est consentir une intimité avec lui, c’est ne manger que des aliments rituels, comment est-ce possible que Jésus aille jusque là ?
Que va répondre Jésus ? sa réponse est cinglante : « Ce ne sont pas les gens bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades » Oui, Jésus est un homme qui a du cœur, de la pitié, de la compassion, il est attiré par nos misères, nos souffrances, nos faiblesses. S’il fréquente les gens de mauvaise réputation c’est pour les aider à se sortir de cette médiocre situation. Pas de doute pour Jésus. Le mal reste le mal ! Le péché reste un péché ! Et Jésus ne dit pas que les publicains ont raison d’exploiter, de voler les pauvres gens. Mais plutôt de les condamner de l’extérieur, il leur offre une chance de guérison.
Cher auditeur, toi, moi, ne sommes-nous pas, nous-aussi quelquefois des pharisiens, des publicains ?
Ne nous arrive-t-il pas nous aussi de juger ? De condamner l’autre sous prétexte que ?
Jésus, pardon de regarder la paille dans l’œil de mon voisin et d’oublier la poutre qui est dans le nôtre.
Ami chrétien, tu sais que Jésus a donné sa vie pour toi comme pour les publicains, les pharisiens, pour tous les pécheurs.
Sais-tu que le vrai disciple de Jésus se doit de se reconnaître pécheur, se doit de s’approcher de Jésus médecin du corps et de l’âme, pour se faire guérir. De plus, ce disciple se doit de se confesser et de recevoir le Sacrement de Réconciliation du prêtre au nom de Jésus.
Parce que nous chrétiens, nous ne sommes pas meilleurs que les autres, nous savons que nous sommes malades ; et notre plus grande maladie c’est le péché. D’ailleurs, savez-vous que toute la messe est remplie de pardon.
Chers amis auditeurs, aujourd’hui, accueillons avec espérance ces 2 paroles de Jésus ; « C’est la miséricorde que je désire et non les sacrifices. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs »
Oh Seigneur, comme il nous est bon, à nous pécheurs d’entendre cela !
Ainsi donc, Jésus, tu ne désespères jamais d’un pécheur, tu continues à espérer qu’il change de vie, tu le regardes toujours avec amour.
Ami chrétien, ne désespérons jamais pour nos proches, nos enfants, nos amis qui n’ont pas ou plus la foi. Jésus les aime Jésus les attend pour les guérir et Jésus leur offrir la vie. Faisons-lui pleine confiance ! Lui qui es le chemin la vérité et la vie Amen !

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