Le retour du fls prodigue - Messe du 27/03/2022 - 4ème dimanche du Carême C

MESSE DU 27/03/2022 : 4ÈME DIMANCHE DU CARÊME DE L’ANNÉE LITURGIQUE C

Parabole du fils prodigue
RÉJOUIS-TOI !

Nous sommes à la mi-carême. Le premier mot du chant d’ouverture latin lui a donné son nom : Laetare, "Réjouis-toi, Jérusalem ! Jubilez de sa joie, vous qui étiez dans la tristesse !" Dans les régions où existe le carnaval juste avant le Carême, on récidive en ce dimanche. Peut-être ne sait-on plus pourquoi, au juste. C’est parce qu’autrefois le Carême était rigoureux, et les gens étaient heureux d’en être déjà arrivés à la moitié !
Mais la joie à laquelle invite la liturgie en termes bibliques n’est pas de cet ordre. Avec la liturgie, nous pouvons nous réjouir qu’il ne reste plus qu’une moitié du Carême à parcourir pour arriver à Pâques. Car Pâques est la joie suprême : cette fête célèbre la vie nouvelle que le Christ a inaugurée par sa résurrection, et que les futurs baptisés seront appelés à partager en vérité.
Une figure annonciatrice de Pâques est évoquée dans la première lecture : libérés de la servitude endurée en Egypte, les rescapés de la longue marche au désert célèbrent pour la première fois la Pâques à l’entrée de la Terre promise. Leur nourriture n’est plus l’austère manne mais les produits de la terre de Canaan. À Pâques, les nouveaux baptisés prendront aussi une nourriture nouvelle, celle de l’eucharistie.
La Pâque inaugurée par le Christ est également évoquée dans la deuxième lecture : "Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ", comme le dit magnifiquement saint Paul ; "il a réconcilié le monde avec lui", car "il n’a pas tenu compte des fautes des hommes". Et cela crée "un monde nouveau".
Cette conviction de saint Paul est un parfait écho de la parabole du fils prodigue (évangile) où l’on voit effectivement que le Père ne tient pas compte des lourdes fautes de son fils : il lui pardonne sans un mot de reproche, et lui ouvre ses bras. Nous avons là, dans la parabole de Jésus, la révélation du vrai visage de Dieu, celle qui rend caduque les représentation archaïques d’un Dieu vengeur, celle qui ne cesse de surprendre ceux qui sont persuadés d’être déjà des justes, tels le fils aîné. Mais la réponse du père divin est sans réplique : "il fallait festoyer et se réjouir."



1ÈRE LECTURE : LECTURE DU LIVRE DE JOSUÉ 5, 10-12

L’arrivée en Terre promise et la célébration de la Pâque
En ces jours-là, les fils d’Israël campèrent à Guilgal et célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du mois, vers le soir, dans la plaine de Jéricho. Le lendemain de la Pâque, en ce jour même, ils mangèrent les produits de cette terre : des pains sans levain et des épis grillés. À partir de ce jour, la manne cessa de tomber, puisqu’ils mangeaient des produits de la terre. Il n’y avait plus de manne pour les fils d’Israël, qui mangèrent cette année-là ce qu’ils récoltèrent sur la terre de Canaan.



PSAUME 33

R/. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !

Je bénirais le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m’entendent et soient en fête !

Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.



2ÈME LECTURE : LECTURE DE LA DEUXIÈME LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS 5, 17-21

Frères, si quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né. Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation. Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a pour nous identifié au péché, afin qu’en lui nous devenions justes de la justice même de Dieu.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus.



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ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT LUC 15, 1-3.11-32

"Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie"
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : "Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux !" Alors Jésus leur dit cette parabole : "Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : "Père, donne-moi la part de fortune qui me revient." Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans les champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : "Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dira : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis pas digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers." Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : "Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils." Mais le père dit à ses serviteurs : "Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé." Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : "Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parc qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé." Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : "Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !" Le père répondit : "Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !""



HOMÉLIE DU PÈRE DAVID

N’oubliez jamais le Père ne vous oubliera jamais.
N’oubliez jamais cela :
"Bon Dieu i juge pas zot, mais le bon Dieu vous accueillera toujours, le Père est rempli de bonté et de miséricorde"