Messe du 19/06/22 C - Fête du Corps et du Sang du Christ

MESSE DU 19/06/22 C - FÊTE DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST






La multiplication des pains et des poissons




IL EST GRAND LE MYSTÈRE DE LA FOI tiré du Missel des Dimanches 2022

Le Jeudi saint, nous célébrons la messe en mémoire de la dernière cène du Seigneur avec l’institution de l’eucharistie par Jésus, la veille de sa mort sur la croix. Ce mystère de l’eucharistie est si grand et, il emplit tellement la vie du croyant, que la liturgie de l’Église nous donne aujourd’hui de prendre le temps de le goûter avec fruit, comme le dit la prière d’ouverture de la messe : "Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion ; donne-nous de vénérer d’un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption" (prière d’ouverture).
La figure de Melkisédek (première lecture) est une préfiguration de Jésus, prêtre par excellence, selon l’ordre de Melkisédek (Ps 109 ; He 7) car comme lui il ne tient pas son sacerdoce par la descendance généalogique. Par le pain et le vin offerts Jésus nous donne aujourd’hui encore toute sa vie. L’Église dans la Prière eucharistique I ("canon romain") a voulu souligner le sens de cette offrande par Melkisédek : "Et comme il t’a plu d’accueillir les présents de ton serviteur Abel le juste, le sacrifice d’Abraham, notre père dans la foi, et celui que t’offrit Melchisédech, ton grand prêtre, oblation sainte et immaculée, regarde ces offrandes avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-les" (nouvelle traduction du Missel romain).
Saint Paul est le témoin de ce sacrement, mémorial de la Pâque du Christ (deuxième lecture). L’Apôtre, en rapportant les paroles qu’il a reçues, en proclamant "le mystère de la foi" - mort et résurrection - nous donne de retrouver l’origine des mots de la messe et les gestes du rite de l’institution. La fête du Corps et du Sang du Christ manifeste bien que le sacrement de l’Eucharistie se vit par l’offrande qui est une action, dans la liturgie, du Christ pour son peuple et des fidèles pour le Père.
La multiplication des pains (évangile) livre un sens particulier du sacrement de l’Eucharistie. Ce repas, où les pains sont multipliés pour la foule, témoigne que Jésus est notre nourriture. Aujourd’hui, par le pain et le vin transformés devenus son Corps et son Sang, Jésus nous nourrit de sa vie. Il veut que la multitude connaisse le goût et la joie de son repas et se prépare à une communion éternelle avec lui. La préface du jour l’exprime ainsi : "Nous venons à la table de cet admirable sacrement, pour être imprégnés de la douceur de ta grâce et transformés à l’image de ce que nous serons au ciel."



1ÈRE LECTURE DU LIVRE DE LA GENÈSE : « MELKISÉDEK FIT APPORTER DU PAIN ET DU VIN " (14, 18-20)

En ces jours-là, Melkisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin : il était prêtre du Dieu très-haut. Il bénit Abram en disant : « Béni soit Abram par le Dieu très-haut, qui a fait le ciel et la terre ; et béni soit le Dieu très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. » Et Abram lui donna le dixième de tout ce qu’il avait pris.



PSAUME 109

R/ Tu es prêtre à jamais, selon l’ordre de Melkisédek.

Oracle du Seigneur à mon seigneur :
« Siège à ma droite, et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. »

De Sion, le Seigneur te présente
le sceptre de ta force :
« Domine jusqu’au cœur de l’ennemi. »

Le jour où paraît ta puissance,
tu es prince, éblouissant de sainteté :
« Comme la rosée qui naît de l’aurore, je t’ai engendré. »

Le Seigneur l’a juré
dans un serment irrévocable :
« Tu es prêtre à jamais selon l’ordre du roi Melkisédek. »



2ÈME LECTURE LETTRE DE SAINT PAUL APÔTRE AUX CORINTHIENS : "La nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain" (11, 23-26)

Frères j’ai moi-même reçu ce qui vient du Seigneur, et je vous l’ai transmis : la nuit où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.



ÉVANGILE DE JÉSUS SELON SAINT LUC : "La multiplication des pains" (9, 11b-17)

En ce temps-là, Jésus parlait aux foules du règne de Dieu, et guérissait ceux qui en avaient besoin. Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. » Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. » Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. » Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde. Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule. Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.



HOMÉLIE DU PÈRE BERNARDIN